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20/02/2018 – 06h30 Nantes (Breizh-info.com) – Les mois passent et rien ne change. Après une passagère amélioration au printemps 2017, la police municipale est retournée à d’autres occupations et la situation s’est à nouveau dégradée sur le très populaire marché du samedi à la Petite Hollande, au cœur de Nantes. Aux heures où il y a le plus besoin de patrouilles, entre 11h30 et 13 heures, il n’y en a pas et les commerçants sont livrés au bon vouloir des voleurs et à la mendicité, très insistante voire agressive.
Le 10 février dernier, dans la toute petite partie du marché à côté des lignes de tramway et de Commerce, une marchande de nourriture asiatique s’est faite voler sa caisse. « C’était au moment du remballage », explique un commerçant voisin. « J’en ai vu aussi qui sont montés dans son camion se servir en nourriture ». Juste à côté, un commerçant qui vend des produits fermiers s’est fait piquer un pain, le même jour.
« C’est le gros bordel ici, il n’y a pas un collègue qui ne s’est pas fait voler sa caisse au moins une fois sur l’année », réagit un autre commerçant du secteur alimentaire. « On est complètement abandonnés, pour la mairie on est juste bons à payer la place et la fermer », assène-t-il. Quant à l’hygiène, « les règles d’hygiène sont nécessaires pour tous, mais on a l’impression que les services savent très bien ne pas contrôler certains malgré des infractions flagrantes ».
Insécurité, infractions à l’hygiène : Johanna Rolland, comme Ayrault, laisse couler
« Il y a pourtant une volonté municipale de nettoyer la Petite Hollande », nous explique un commerçant qui fréquente les commissions de marché de Nantes. Mais à part une plus stricte séparation des marchands textile et alimentaire, et le regroupement des bouchers halal dans la même allée, il n’en sort rien de concret.
Pas plus que son mentor Jean-Marc Ayrault, Johanna Rolland n’a fait quoi que ce soit contre l’insécurité à la Petite Hollande. Ni pour améliorer l’hygiène : l’arrêté relatif au règlement des marchés de plein air n’est pas appliqué, pas plus que les règles classiques d’hygiène. Le règlement interdit notamment « les appels aux dons sur l’emprise du marché, de quelque nature que ce soit » (article 8), mais sur le terrain la mendicité a libre cours, tout comme les appels aux dons à de soi-disant réfugiés syriens ou pour tel ou autre lieu de culte.
La Petite Hollande tient souvent plus du souk que du marché, et il n’est pas rare d’y trouver des palettes de viande posées par terre et vendues sans vitrine de protection ni réfrigération, ou des caisses de marchandise en réserve de vente posées par terre, au mieux sur un fin carton. Mais il est fort à parier que le maire de Nantes l’ignore, surtout si elle n’y fait pas ses courses. Cela dit, si les commerçants, dans leur grande majorité, ne votent pas dans la ville, les clients en revanche, si.
Louis Moulin
Crédit photo : Breizh-info.com
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