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Si le confinement a vu l’épargne des Français augmenter fortement, comment faire bon usage de ses économies lorsque l’on décide de les faire fructifier ?
Davantage d’épargne face aux incertitudes
Le « monde d’après » censé voir le jour après le confinement a-t-il rendu les Français plus économes ? Toujours est-il que ces derniers ont préféré jouer la carte de l’épargne depuis le déconfinement avec l’argent non dépensé durant ces plusieurs semaines d’inactivité forcée. Au cours des six premiers mois de l’année 2020, ce seraient près de 60 milliards d’euros qui auraient été capitalisés par les ménages français sur leur compte courant. Soit un volume trois fois plus important qu’au deuxième semestre 2019. Dans le même temps, certains produits d’épargne réglementés comme le livret A ont été gonflés de 19 milliards d’euros.
Comment cette épargne va-t-elle désormais être gérée par les Français ? Il y a fort à parier que ceux-ci ne se montrent pas dépensiers selon Éric Heyer, directeur du département analyse et prévision de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) : « Face aux incertitudes, l’épargne accumulée pourrait ne pas être consommée complètement et rapidement ».
Une tendance par ailleurs renforcée par des revenus des ménages en baisse en raison de la montée du chômage et de la forte hausse de l’activité partielle. L’heure serait plutôt à la mise en sécurité de son épargne.
Quelles pistes pour placer son argent ?
Toutefois, il convient de ne pas se précipiter quant au choix de placement pour ses économies. L’investisseur non averti devra tout d’abord privilégier les produits d’épargne réglementés qui fonctionnent de la même manière peu importe l’établissement bancaire choisi. Autre conseil, mieux vaut fuir les complications plutôt que de souscrire un contrat dont on maîtrise mal la portée. Assurez-vous donc de bien comprendre tous les tenants et les aboutissants d’un placement avant de signer.
À court terme, les deux outils les plus simples et les plus connus sont le livret A et le livret de développement durable et solidaire (LDDS). Ces deux livrets permettent de retirer l’argent rapidement en cas de besoin et ne supportent ni impôts ni frais. En revanche, ne vous attendez pas à des miracles en termes de rendement avec 0,5 % d’intérêts. Par ailleurs, ils disposent aussi d’un plafond : 22 950 € pour le livret A et à 12 000 € pour le LDDS.
Autres alternatives se présentant aux ménages, le livret d’épargne populaire (LEP) et le livret jeune. Le premier est plafonné à 7 700 € et rapporte 1 % par an. Il est réservé aux personnes peu ou pas imposables. Il faut déclarer moins de 19 977 € de revenu fiscal pour la première part, majoré de 5 334 € par demi-part supplémentaire. Quant au second, il est destiné aux 12-25 ans et son taux, fixé par les établissements bancaires, ne doit pas être inférieur à celui du livret A. Bémol cependant, son plafond de 1600 € ne permet pas une marge de manœuvre très importante.
PEL, assurance-vie et immobilier pour le moyen long terme
Pour ceux cherchant à placer leurs économies à plus longue échéance, le PEL (plan d’épargne logement) est un incontournable garantissant le capital versé et les intérêts cumulés mais exige le respect de plusieurs règles. Dans un premier temps, il est nécessaire de verser 225 € minimums pour ouvrir un tel plan puis, par la suite, d’y déposer au moins 540 € par an sans dépasser un cumul de 61 200 €. De plus, l’investisseur doit savoir que tout retrait entraîne la clôture du PEL.
En tenant compte du prélèvement forfaitaire unique auxquelles sont soumis les intérêts du plan d’épargne logement, son rendement net actuel est de 0,70 %. Hormis les PEL de moins de 12 ans ouverts avant 2018 qui sont exonérés d’impôt sur le revenu.
Si la durée minimale d’un plan d’épargne logement est de quatre années, il peut toutefois être prorogé jusqu’à ses 10 ans tandis que des intérêts continueront à être versés durant cinq années supplémentaires.
Parmi les autres placements qui ont les faveurs des Français, citons aussi l’assurance-vie dont nous avons déjà recensé les points à prendre en compte pour un choix pertinent.
Enfin, il est aussi possible de se tourner vers l’acquisition d’un bien immobilier pour placer son épargne. Malgré les incertitudes actuelles pesant sur l’évolution des prix des loyers, l’investissement dans la pierre demeure une valeur refuge tandis que les taux d’emprunt sont toujours très bas. Plus que le type de bien, c’est surtout le choix de son emplacement qui peut s’avérer décisif à long terme. La Bretagne en sait quelque chose…
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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Une réponse à “Économie. Comment faire bon usage de l’argent épargné durant le confinement ?”
On ose encore nous présenter le livret A comme un placement, alors que sa rentabilité est en dessous de l’augmentation du coût de la vie……….!!!!