Royaume-Uni : Henry Nowak menotté pendant qu’il agonisait, le contraste avec l’affaire George Floyd interroge – La vidéo de l’intervention policière

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Le 1er juin 2026, la cour criminelle de Southampton a condamné Vickrum Digwa, 23 ans, à la réclusion à perpétuité, assortie d’une peine de sûreté de vingt et un ans, pour le meurtre de Henry Nowak. Cet étudiant en finances de 18 ans, originaire de l’Essex, avait été poignardé à mort le 3 décembre 2025 alors qu’il rentrait seul d’une soirée entre amis. Mais au-delà de la condamnation, c’est l’attitude de la police lors des premières minutes du drame, et le traitement réservé à l’affaire, qui suscitent une vive controverse outre-Manche.

Menotté en train de mourir, sur la parole de son meurtrier

Les faits, établis lors du procès, sont accablants. Selon l’accusation, Digwa portait ce soir-là une lame de 21 centimètres dans un fourreau fixé à sa ceinture. Après avoir frappé Nowak de plusieurs coups de couteau — cinq au total selon le parquet, dont une blessure mortelle à la poitrine —, il n’a pas porté secours à sa victime. L’étudiant, grièvement blessé, a tenté de fuir en escaladant une clôture, laissant une traînée de sang derrière lui.

À l’arrivée des policiers, Digwa affirme avoir été victime d’une agression raciste. Sur la foi de cette accusation, les agents menottent Henry Nowak alors qu’il gît au sol, répétant qu’il a été poignardé et qu’il ne peut plus respirer. Les images de caméra-piéton, diffusées par la police avec l’accord de la famille, montrent l’étudiant menotté les mains dans le dos, un agent lui signifiant qu’il est en état d’arrestation pour agression. Ce n’est qu’après qu’il a perdu connaissance que les policiers lui retirent les menottes et lui prodiguent les premiers secours. Il meurt sur place.

En prononçant la peine, le juge William Mousley a balayé les accusations de racisme portées par Digwa, se disant certain que la victime n’avait rien dit de tel. Il a souligné que le condamné, « sobre » mais porteur d’un grand poignard, avait « jeté la honte » sur sa famille et attisé des tensions qui ont fait craindre pour leur sécurité à de nombreux membres de la communauté sikhe. Le chef adjoint de la police locale a présenté ses excuses, tout en assurant que les agents avaient été « trompés » par les mensonges du meurtrier. L’enquête de la police des polices (IOPC) a été saisie.

Une formule qui résonne : « I can’t breathe »

Le détail n’a échappé à personne : Henry Nowak, en train de mourir, a répété qu’il ne pouvait plus respirer — « I can’t breathe ». Ce sont précisément les mots de George Floyd, ce délinquant Américain noir mort en 2020 sous le genou d’un policier de Minneapolis, dont la mort avait déclenché des manifestations mondiales et un mouvement durable.

C’est ce parallèle qui structure le débat britannique. Mais le contraste ne tient pas dans une indifférence générale — l’affaire a bel et bien été médiatisée, le Premier ministre Keir Starmer s’en est ému et l’IOPC enquête. Il tient dans la nature de la réaction. Plusieurs responsables conservateurs ont relevé l’asymétrie. L’ancien ministre Robert Jenrick a comparé l’affaire à celle de George Floyd et dénoncé une « police à deux vitesses ». D’autres ont rappelé que Keir Starmer avait posé un genou à terre en hommage à Floyd en 2020, mais s’était d’abord montré réticent à commenter la mort de Nowak — avant de finir par publier une réaction de quatre-vingt-neuf mots après la condamnation. Des manifestations se sont tenues à Southampton, donnant lieu à des contre-manifestations de groupes antiracistes.

L’analyse formulée par plusieurs commentateurs britanniques est moins celle d’un « deux poids deux mesures » médiatique que celle d’un retournement institutionnel : une police à ce point façonnée par la crainte d’être accusée de racisme qu’elle en serait venue, sous pression, à faire primer une accusation non vérifiée sur une urgence vitale visible. Autrement dit, ce ne serait pas l’absence d’antiracisme qui aurait tué Henry Nowak, mais une certaine manière de l’appliquer.

L’affaire a connu un retentissement international, notamment via Elon Musk, qui a dénoncé sur son réseau X un « double standard incroyablement injuste », opposant les lourdes peines infligées aux policiers dans l’affaire Floyd au sort des agents britanniques, qui n’ont pas perdu leur emploi.

Reste l’essentiel, sur lequel butent les autorités britanniques : un jeune homme de 18 ans a été tué, puis traité comme un suspect dans ses derniers instants, sur la parole de son assassin. Que ce traitement ait eu lieu parce que le meurtrier a su, avec un cynisme glaçant, retourner contre sa victime l’accusation de racisme, voilà qui interroge la manière dont les institutions hiérarchisent aujourd’hui leurs priorités. La famille de Henry Nowak, qui a qualifié ce traitement d’« inhumain et dégradant », réclame une enquête « complète, courageuse et transparente ». Elle a aussi appelé le gouvernement à traiter la criminalité au couteau comme une « urgence nationale ».

En attendant, Henry Nowak n’aura pas le droit à des genoux à terre pendant chaque match de la COupe du monde, ni à autre chose qu’une simple dépêche AFP reprise par quelques médias mainstream en France. La vie des Blancs n’a manifestement pas d’importance pour la caste médiatique et politique de gauche.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

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