États-Unis. Leur QI est considéré trop faible : ils perdent la garde de leurs enfants

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05/08/2017 – 08h35 Salem (Breizh-Info.com) – C’est dans l’État de l’Oregon qu’un couple d’Américains a perdu la garde de ses deux enfants. L’un des enfants leur a été enlevé il y a quatre années, l’autre en février 2017. La cause principale selon l’administration américaine ? Le faible QI des deux parents. Une décision qui interroge.

Une décision qui fait polémique

La mère, Amy Fabbrini, possède un QI de 72. Son compagnon, Eric Ziegler, a vu son QI mesuré à 66. Deux scores effectivement bien inférieurs à la moyenne du QI chez les Américains de type européen qui s’élève entre 100 et 105.
Cependant ces deux scores faibles sont relativement communs chez certains autres groupes de populations aux États-Unis. Par exemple, les Afro-américains possèdent un QI moyen de 85 et de nombreux couples possèdent des QI du même niveau que ceux d’Amy Fabbrini et Eric Ziegler…

Une telle décision semble donc extrêmement grave en cela qu’elle implique que de nombreux autres couples américains pourraient perdre la garde de leurs enfants sur la seule foi d’un test de quotient intellectuel.

C’est d’autant plus impressionnant qu’il s’agit bien de la raison principale d’une telle décision. Lors du procès en appel, l’Etat d’Oregon a ainsi explicitement annoncé que les deux parents avaient « des capacités cognitives limitées interférant avec leur capacités à bien éduquer leur enfant ».

Des éléments annexes pris en compte

Mais le niveau intellectuel des deux parents n’était pas le seul élément d’appréciation des juges de l’Oregon.

Selon les services de la petite enfance américains, le père de l’enfant aurait dormi sur le sol à ses côtés et aurait presque roulé dessus. De plus certains rapports feraient état d’un énervement facile du père.
Concernant la mère, selon son propre père, elle n’est pas dotée de bonnes qualités pour être une mère.

Quoi qu’il en soit, le couple a tout fait pour prouver sa bonne foi, suivant même tous les cours dispensés par diverses organisations afin d’apprendre à être de bons parents. Mais, malgré cela, la garde de leurs enfants ne leur a pas été confiée.

Il semblerait donc bien que le QI soit l’élément absolument essentiel ayant motivé la décision de l’Etat de l’Oregon.

Quid des populations ayant un plus grand nombre de QI très bas?

La question qui fleurit nécessairement auprès de tous les spécialistes de l’intelligence humaine ayant vent de cette nouvelle étonnante est celle de la limite.
A partir de quel QI n’est-on plus considéré comme un bon parent ?

Une question d’une sensibilité extrême, surtout lorsqu’elle est couplée à celle des différences intellectuelles – claires et bien documentées – entre les groupes de population. Le QI moyen de certains groupes ethniques aux Etats-Unis est sensiblement plus bas que la moyenne nationale. Par exemple, les Afro-américains possèdent un QI moyen de 85. Des couples avec des QI bas sont nécessairement nombreux dans cette partie de la population.

Distribution du QI des noirs et blancs à population de même taille – The Bell Curve

Retirer un enfant à ses parents sur la base du QI, n’est-ce pas une forme de discrimination raciale ? En tout cas, si cette mesure venait à être généralisée, elle toucherait bien plus les Afro-américains que les Asiatiques.
Une inégalité naturelle qui ne manquerait pas de provoquer une énorme polémique.

Sur le sujet de l’intelligence humaine :
Sciences. Quarante gènes de l’intelligence découverts
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NF

Crédit photo : DR
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2 réponses

  1. Dans cette triste histoire, espérons que les services sociaux n’avaient pas d’autres options que le retrait et surtout d’autres critères que le seul QI. Si tel n’est pas le cas, les services concernés ont entrouvert une porte très dangereuse. Porte qui malheureusement a été entrouverte dans d’autres cas non publicisés. Je connais personnellement un couple d’adultes handicapés qui a eu deux enfants. Le second enfant a été diagnostiqué avec la maladie Spina. La médecine ne souhaitait pas le faire opérer et a proposé de manière insistante les soins palliatifs pour le « faire mourir dans la dignité », car s’il vivait, il resterait lourdement handicapé comme « un légume dans un fauteuil ». Si les parents demandaient l’opération, un médecin les a menacés du retrait de leurs deux enfants, l’aînée étant âgée de 18 mois. Mais le cœur et les poumons fonctionnant bien, les deux parents ont voulu faire opérer leur fils. L’opération a été effectuée par un grand Professeur et a été une réussite. Aujourd’hui, l’enfant va à l’école et n’a même pas de carte d’invalidité, car il n’est pas suffisamment handicapé. Mais pour avoir voulu sauver la vie de leur fils, le système a retiré aux parents les deux enfants qui n’ont toujours pas été rendus. Cette histoire s’est passée en 2012 en France, pays des « droits de l’Homme ».

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