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Le soutien à l’indépendance du Pays de Galles serait en légère hausse selon une dernière enquête d’opinion tandis qu’une majorité d’électeurs gallois considère désormais que le gouvernement britannique est incompétent.
Un vent favorable pour l’indépendance au Pays de Galles ?
Chez nos cousins gallois, la volonté de s’émanciper de la tutelle de Londres serait en progression parmi la population selon deux récents sondages.
La dernière enquête d’opinion en date, réalisée par l’institut de sondage Redfield & Wilton Strategies, a indiqué le 15 novembre que, dans le cadre d’un hypothétique référendum sur l’indépendance du Pays de Galles, 56 % des personnes interrogées au Pays de Galles ont affirmé qu’elles voteraient « non » quand 33 % se sont dites favorables à cette indépendance galloise. 12 % des sondés ayant quant à eux répondu qu’ils étaient indécis sur le sujet.
Au regard des résultats de la précédente enquête d’opinion réalisée au mois d’octobre, ce « non » à l’indépendance du Pays de Galles est en recul de 3 points tandis que le « oui » a progressé de 2 points.
De son côté, YesCymru (association créée en 2014 avec pour objectif d’obtenir l’indépendance du Pays de Galles) s’est félicitée de cette progression en avançant le chiffre de 37 % de réponses favorables à l’indépendance.
🚨 BREAKING 🚨
Yes to Independence 37% (+2)#Annibyniaeth #IndyWales pic.twitter.com/k2RFlra1pI
— YesCymru 🏴 (@YesCymru) November 15, 2023
Une proportion sujette à polémique puisque calculée en excluant les réponses « ne sait pas » :
It’s a standard way of reporting opinion polls that shows how it might look in e.g a Yes/No referendum.
Excluding don’t knows increases BOTH the Yes and No percentage. Here, 33% and 59% excluding don’t knows gives 37% to 63%.
It even says « Don’t knows removed » in the graphic.
— Cymru Wales 🏴 (@Cym_Wal) November 17, 2023
L’indépendance souhaitée par un tiers de la population
Par ailleurs, Redfield & Wilton Strategies réalisant un sondage mensuel de ce type au pays de Galles depuis le mois d’avril 2023, on peut observer que le soutien à l’indépendance est désormais constant parmi un tiers de la population galloise. Et ce, sans qu’aucun véritable débat national n’ait eu lieu sur la question outre-Manche.
À noter également que le soutien à l’indépendance du Pays de Galles est davantage présent parmi les jeunes générations, marquant ainsi un fort clivage générationnel. Au mois de juillet dernier, un autre sondage réalisé par le même institut rapportait 52 % de réponses favorables à la question de cette indépendance chez les Gallois âgés de 25 à 34 ans.
Puis, commentant les résultats du mois octobre, Gwern Gwynfil, président de YesCymru, avait alors eu ces mots : « Pourquoi attendre ? Quittons l’Union [le Royaume-Uni, NDLR] et mettons-nous au travail pour construire un avenir meilleur et plus brillant pour nous-mêmes et pour nos enfants. Le Pays de Galles pourrait être bien plus que ce que nous sommes autorisés à être en tant que membres du Royaume-Uni.
Il existe de nombreux pays de taille similaire au Pays de Galles qui sont aujourd’hui plus riches que nous, ou qui nous rattrapent rapidement, et dont la plupart disposent d’un niveau de vie meilleur et plus élevé. La Slovénie, la Croatie, l’Estonie, et j’en passe, nous montrent tous comment nous pouvons prospérer en tant que pays libre et indépendant ».
L’économie et la santé au premier rang des préoccupations
D’autre part, le dernier sondage du mois de novembre livre des précisions sur les préoccupations des Gallois. 60 % des personnes interrogées ont cité l’économie et le système de la santé publique du Royaume-Uni (NHS) parmi les sujets susceptibles de déterminer leur vote lors d’une élection générale. Les autres thèmes fréquemment cités sont l’immigration (33 %), l’environnement (24 %), le logement (19 %) et l’éducation (19 %).
Enfin, questionnés quant à leur opinion concernant le gouvernement britannique, une majorité d’électeurs gallois (55%) déclare que l’exécutif en poste actuellement est incompétent. Seuls 17 % considèrent le gouvernement britannique comme compétent.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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