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Explosion de joie et « braai » géant chez les Boers d’Afrique du Sud après la condamnation du suprémaciste noir, leader de l’EFF, Julius Malema à 5 ans de prison ce jeudi 16 avril dans une affaire de tir au fusil d’assaut lors d’un meeting de l’EFF (Economic Freedom Fighters) en 2018. L’EFF est une organisation crypto-communiste et suprémaciste noire qui souhaite effacer les Blancs d’Afrique du Sud.
Après des décennies à braver les interdits et à provoquer les Blancs en chantant notamment « Kill the Boer » (un chant appelant à tuer les Afrikaners) à chaque rassemblement de l’EFF, Julius Malema, mi-leader politique, mi-homme d’affaires et mi-jet setteur a fini par être rattrapé par la justice. Il faut dire qu’il s’est, depuis longtemps, attiré l’inimitié d’une grande partie de la population, voire d’une partie de l’ANC.
Mais une autre partie le soutien toujours tel l’influent secrétaire général de l’ANC Fikile Mbalula qui déclare ce vendredi matin que la peine contre Malema est « trop lourde ».
La charge juridique contre Julius Malema a été menée par l’ONG afrikaner Afriforum, ONG fortement critiquée après le prononcé du verdict du tribunal d’East London (désormais « KuGompo City ») par l’ANC.
A contrario, la DA, alliée à dominante blanche de l’ANC au sein de la très large coalition au pouvoir, se réjouit de la condamnation de Malema, connu pour ses provocations et son racisme anti-blanc.
Après l’énoncé du verdict, Malema s’est adressé à la foule de ses partisans rassemblés devant le tribunal. Pour l’instant il n’ira pas en prison car il a interjeté appel.
Orania résiste
Pendant ce temps, l’enclave blanche d’Orania a lancé une bataille juridique contre la réforme de l’article 235 de la constitution sud-africaine. Cet article reconnaît, en effet, le rôle constitutionnel des chefs traditionnels mais aussi le droit à l’autodétermination des communautés. Si la première partie de cet article a été promulgué pour reconnaître l’autorité et le rôle des chefs traditionnels xhosa, venda, ndébélé, sotho, tswana et surtout zoulou (un roi zoulou existe toujours et dispose de larges pouvoirs dans le Kwazulu-Natal), la seconde a surtout été écrite pour donner aux Blancs, notamment aux Afrikaners, une porte de sortie en cas de tension extrême avec les populations bantoues et de demander l’indépendance dans les territoires où ils seront majoritaires.
Mais cet article ne convient pas à un autre parti extrémiste noir, en l’espèce le MK, n-ième scission de l’ANC présidée par l’ancien président zoulou condamné pour corruption Jacob Zuma. Le MK a déposé un projet de loi pour abroger l’article 235. Selon le groupe de réflexion sud-africain Lex Libertas « l’article 235 n’a jamais constitué une solution complète, mais il demeure la seule reconnaissance constitutionnelle explicite du droit à l’autodétermination des différentes nations d’Afrique du Sud. En tentant de l’abroger, le parti MK envoie un message clair : l’État centralisé devrait refuser même de reconnaître que les communautés possèdent un droit, même vague, à cet égard. »
Photo : Orania Beweging
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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