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Le 30 juin prochain, les organisations noires sud-africaines sont appelées à défiler contre l’immigration de ressortissants de pays d’Afrique sub-saharienne à l’appel du collectif March to March.
uMkhonto wsSizwe (MKP), le parti de l’ancien président Jacob Zuma a annoncé qu’il participerait « pacifiquement » à cette manifestation. « Le but de la manifestation est d’exprimer pacifiquement la souffrance et les angoisses des Sud-Africains » [par rapport à l’immigration] et tout autre acte de violence ou de pillage ne sera ni soutenu ni approuvé par le MKP » a déclaré jeudi dernier le secrétaire général du parti Sibonelo Nomvalo. Celui-ci a également appelé les autres participants à la manifestation a venir avec des attentions pacifiques. « Le parti condamne par avance tout acte de violence, pillage, destruction de biens ou criminalité qui pourraient se produire durant la manifestation.
En avril et mai 2026, March et March avait déjà organisé des manifestations contre les migrants africains sans papiers à Pretoria , Johannesburg et Durban, manifestation qui s’étaient soldé par la mort de deux Nigérians en marge de la manifestation de Johannesburg.
Sur la question migratoire le MKP fortement teinté de nationalisme zoulou et qui fait cohabiter une idéologie économico-sociale d’extrême-gauche et un positionnement sociétal très conservateur, est ferme et entend défendre les intérêts sud-africains.
Au contraire de l’autre grand parti d’extrême-gauche, l’EFF de Julius Malema qui, lui, est vent debout contre les manifestations et émeutes anti-migrants. Cela au nom de « l’unité raciale africaine ».
La députée EFF Naledi Chirwa a même récemment lancé une attaque virulente contre le mouvement March et sa dirigeante Jacinta Ngobese-Zuma, affirmant que la rhétorique anti-étrangers du mouvement a contribué à un climat d’hostilité qui a précédé le meurtre à l’arme blanche de Nhlamulo Sambo, 19 ans, à Mossel Bay.
Sambo a été tué le 31 mai lors d’un incident qui a suscité des inquiétudes quant à la xénophobie et à la discrimination linguistique.
Selon la police, l’adolescent a été mortellement blessé à la suite d’une altercation avec un homme. Le suspect a pris la fuite et est toujours recherché.
« Les ambulanciers ont constaté son décès sur place. Le suspect a pris la fuite. Il n’a pas encore été arrêté », a déclaré le porte-parole de la police, Christopher Spies.
Son meurtre a fait suite à des scènes de violence sporadiques au cours desquelles 55 maisons ont été incendiées à George le 29 mai.
Le 30 mai, la police a été appelée sur les lieux d’un crime à George, où le corps d’un homme de 27 ans présentant de multiples blessures a été découvert.
Peu de temps après, un autre homme, âgé de 34 ans et présentant des blessures suite à une agression, a été déclaré mort à son arrivée dans un hôpital local.
Il a été établi par la suite que les deux personnes décédées étaient d’origine mozambicaine.
Chirwa a accusé Ngobese-Zuma et son mouvement de contribuer à créer les conditions qui normalisent l’hostilité envers les personnes perçues comme étrangères ou marginalisées.
Elle a fait valoir que les avertissements répétés concernant les conséquences d’une rhétorique incendiaire avaient été ignorés.
« À quoi vous attendiez-vous quand un groupe de personnes a scandé « Fusek Shangane ! » ? À quoi vous attendiez-vous quand un policier d’ethnie venda venant du KwaZulu-Natal a été traité de « kwrkwr », humilié et sommé de rentrer chez lui ? » a-t-elle demandé.
Comme il avait été prophétisé par les Blancs après la fin de l’apartheid, l’Afrique du Sud soit-disant post-raciale est traversée de multiples conflits tribaux entre les quinzaines de peuples qui cohabitent bon an mal an dans le pays de Mandela. L’immigration régulière de ressortissants venus de divers pays africains accuentuant encore ces tensions.
Si ces Africains émigrent en Afrique du Sud, c’est en raison du niveau de développement important historique de celui-ci dû à la longue présence au pouvoir des Blancs et de leur poids actuel dans l’économie et l’encadrement des structures de production.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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2 réponses à “Afrique du Sud : Quand l’extrême-gauche racialiste noire défile contre l’immigration africaine”
Reste qu’un noir a été tué avec une arme blanche, c’est significatif.
😎😎😎😎
Je trouve très significatif que les journalistes parlent d’une « extrème gauche racialiste noir » quand ils n’osent pas écrire « l’extrème gauche RACISTE noire ».