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Chaque année, le même problème revient encore et encore : les élèves du lycée Bernat-Etxepare, à Bayonne, réclament le droit de passer les épreuves du bac dans leur langue : le basque. Pour cela, ces derniers sont prêts à entrer en rébellion et à effectuer leur composition en basque et non en français.
Le 25 janvier déjà, 1 700 manifestants ont défilé dans les rues de Bayonne pour réclamer le droit de passer des examens en basque au Pays Basque, un comble ! Mieux encore : les parlementaires, députés et sénateurs, du Pays basque soutiennent tous sans exception cette revendication. Un manifeste en ce sens circule parmi les enseignants du secondaire, public comme privé qui a déjà rassemblé 175 signatures. L’Agglomération Pays Basque et de nombreuses communes ont, de surcroît, signé des motions pour appuyer la demande.
Mais, au ministère à Paris, rien ne bouge et les élèves ont annoncé qu’ils rédiger leur copie de l’épreuve de mathématique prévue dans deux mois en basque et non en français, qu’importe les conséquences.
L’ombre de Jean-Michel Blanquer
Et le pire est que ce problème a été créé de toute pièce depuis Paris ! En effet, jusqu’en 2019, les élèves pouvaient rédiger l’épreuve de maths en basque mais en 2019, cette tradition a été supprimée par Jean-Michel Blanquer, alors ministre de l’Education Nationale. Pourtant, les enseignants locaux se disent prêts à corriger les épreuves de mathématiques en basque. De même, à faire passer le grand oral de terminale dans leur langue vernaculaire.
En juin 2024, une centaine d’examinateurs avait arboré un badge « aho bizi » (littéralement « bouche vivante » en euskara) pour signifier aux élèves qu’ils les laisseraient s’exprimer en basque pour le grand oral, l’une des épreuves majeures du bac. Une dizaine d’élèves avait alors saisi l’opportunité de le faire. Etrangement, l’année suivante, aucun examinateur bascophone n’avait été retenu par le rectorat pour faire passer les épreuves du Grand Oral. Un hasard sans doute…
En 2018, un mouvement similaire avait touché la Bretagne où certains élèves de Diwan avaient refusé de passer les épreuves du bac et du brevet autrement qu’en langue bretonne. Les lycéens avaient même formé un collectif appelé « Bak e brezhoneg » (le bac en breton).
Dans les établissement immersifs en langues régionales (breton, basque, occitan, catalan), les élèves suivent toute leur scolarité dans leur langue vernaculaire mais, bizarrement, passent leurs examens, DNB ou bac, en français !
Ces établissements sont pourtant régulièrement cités comme étant parmi les meilleurs de France avec d’excellents résultats aux épreuves organisées par l’Education Nationale.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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4 réponses à “Pays Basque : les lycéens de Bayonne prêts à la rébellion pour pouvoir passer le bac en basque”
C’est bien mais pour survivre, il faut aussi parler la langue de l’ennemi: L’anglais.
Eh bien ils obtiendront un bac basque, mais pas un bac français. De toute façon, vu ce qu’il vaut désormais…
Vu l’état de liquéfaction gazeuse de cette république…mais la guerre civile est là!
Que chaque région parle son propre dialecte, pourquoi pas ? Mais le français est leur langue nationale, qu’ils ne l’oublient pas.