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24/06/2016 – 12H00 Londres (Breizh-info.com) –Si le Royaume-Uni a voté majoritairement pour le Brexit (52% contre 48%), les résultats sont très divers en fonction des différentes nations qui le composent. Ainsi, l’Ecosse, sans surprise, a voté à 62% pour le maintien dans l’Union européenne, tandis que l’Irlande du Nord – et c’est là une vraie surprise – a voté à 56% pour le maintien dans l’UE. Cela donne clairement une légitimité à la demande faite par le Sinn Fein d’un référendum sur la réunification de l’Irlande. (Tous les résultats sont disponibles sur le site du DailyMail).
Parmi les nations celtes, seul le Pays de Galles a voté majoritairement pour le Brexit et la sortie de l’Union Européenne (53% contre 47%), avec toutefois deux régions, les plus enracinées, Ceredigion et Gwynned, qui ont voté là aussi pour le maintien dans l’Union européenne.
En Ecosse, toutes les régions ont voté pour le maintien, ce qui est un véritable pied de nez aux responsables de l’Union européenne qui s’étaient félicités du « non » écossais à l’indépendance.

En Irlande du Nord, traditionnellement attachée à la couronne britannique, la surprise est au rendez-vous même si les sondages donnaient le Brexit perdant. « Sur la question du Brexit, le seul grand parti à défendre le Brexit est le DUP, Democratic Unionist Party (DUP), le principal parti unioniste qui a recueilli 25,7 % des voix de la région en mai 2015 et occupe avec sa dirigeante Arlene Foster le poste de premier ministre d’Irlande du Nord. Le DUP, fondé en 1971 par le révérend Ian Paisley, est à l’origine un parti protestant extrémiste. Il a beaucoup évolué, notamment en acceptant de gouverner la région avec le premier parti républicain, le Sinn Féin, à partir de 2006 et en s’ouvrant à certains catholiques. Mais c’est un parti fondamentalement nationaliste britannique, proche du UKIP (même si ce dernier est présent dans la province et a obtenu 2,6 % des voix en 2015) et qui rejette ainsi l’UE. Ce n’est pas le cas de son rival unioniste, l’UUP (Unionist Ulster Party), plus proche des Conservateurs qui, après un débat interne, a soutenu le vote « Remain » sur une ligne proche de celle de David Cameron. En 2015, l’UUP a obtenu 16 % des voix.» explique Romaric Godin pour La Tribune.
Du côté des républicains, tout le monde soutenait le Remain, d’autant plus que la grande crainte était la remise en service d’une frontière en Irlande et Irlande du Nord. Toutefois, l’Irlande et le Royaume-Uni ayant un accord bilatéral de libre-circulation, cette crainte n’est pas vraiment fondée, même si de chaque côté de la frontière, des responsables politiques ont brandi la menace : « A l’inverse, le premier ministre britannique David Cameron et son homologue irlandais Enda Kenny ont clairement menacé de rétablir les contrôles. Tout dépendra des choix réalisé après le Brexit. En cas de volonté britannique de contrôler la migration en provenance de l’UE, il y aura des contrôles puisque l’Irlande demeurera dans l’UE. A moins que les contrôles restent abolis pour l’Irlande, mais établi entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord, ce qui posera de nouveaux problèmes économiques, commerciaux et politiques, car les Unionistes ne voudront pas être « exclus » du Royaume-Uni et contraints à des contrôles à leur entrée dans « leur » pays…» poursuit Romaric Godin.
Le résultat du référendum donne clairement une légitimité pour un vote sur la réunification , mais laisse présager d’un regain de tensions entre communautés au Nord. Les nationalistes irlandais pourraient en effet craindre que ce Brexit ne donne trop de poids supplémentaire à la communauté protestante, tandis que de son côté, cette dernière, loyaliste, a peur de perdre son rattachement à la couronne britannique et ses privilèges, dans une région où le revenu disponible est le plus faible des quatre « nations » du Royaume-Uni avec 13.966 livres par personne, contre 20.509 à Londres.
En Angleterre par ailleurs, hormis le grand Londres qui a voté très majoritairement pour le maintien dans l’Union Européenne tout comme une partie du Sud (de Londres à Portsmouth pour faire simple) les autres régions ont largement plebiscité le Brexit, ce qui constitue un camouflet pour David Cameron – un Premier ministre qui vient par ailleurs d’annoncer qu’il allait démissionner. Un camouflet également pour Bruxelles et les technocrates de l’Union Européenne, qui avaient milité en faveur du Remain.
Pour la petite histoire, on retiendra le tweet « visionnaire » de Bernard-Henri Levy, qui, le 23 juin 2016, déclarait : « Défaite probable du Brexit. Déroute, donc, des souverainistes, des xénophobes, des racistes. Reste, maintenant, à refonder l’Europe.». Les Britanniques en rigolent encore et boivent une pinte à sa santé …
Défaite probable du Brexit. Déroute, donc, des souverainistes, des xénophobes, des racistes. Reste, maintenant, á refonder l’Europe.
— Bernard-Henri Lévy (@BHL) 23 juin 2016
Crédit photo : DR
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Une réponse à “Brexit. L’Ecosse et l’Irlande du Nord pour le maintien dans l’Union européenne”
Le Brexit, ça pue la merde pour la France et les nations sous son contrôle comme la Bretagne. Car si le Royaume-Uni ferme ses frontières, tous les envahisseurs qui voulaient se rendre là-bas vont devoir stationner dans l’Hexagone.
L’UE et l’idée d’un empire européen puissant face à l’empire américain ou à l’empire chinois était très belle mais les politiciens l’ont gâchée. L’UE aurait du permettre la libre circulation en son sein tout en ayant une politique drastique quant à ses frontières avec l’extérieur, en disposant d’une grande armée européenne pour assurer le nouvel ordre européen et interdire l’immigration d’envahisseurs. Mais, c’est foutu, nous avons été une nouvelle fois trahis.