Immigration. Plus de 200 000 refoulements aux frontières de l’UE en 2022 ? Le Vlaams Belang demande leur légalisation !

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En 2022, plus de 225 000 refoulements de clandestins auraient été enregistrés dans l’Union européenne, dont la plupart en Hongrie. Face à ce constat, certaines ONG belges exhortent l’UE à ouvrir ses frontières. De son côté, le Vlaams Belang, plus réaliste, en appelle à la légalisation de ces refoulements.

« Un choix politique de la part des États membres »

Le réseau belge d’organisations humanitaires 11.11.11 a révélé mercredi 22 mars que pas moins de 225 533 refoulements ont été effectués aux frontières extérieures de l’Europe en 2022. Selon Els Hertogen, la directrice de l’ONG, ces refoulements constituent « une gestion illégale et calamiteuse qui entraîne des décès ». L’organisation estime par ailleurs que 77 personnes ont perdu la vie lors de ces refoulements illégaux l’année dernière.

11.11.11, affirme que le refoulement des demandeurs d’asile constitue la base de la politique européenne en matière de frontières extérieures, alors que cette pratique va à l’encontre du droit européen et international. Els Hertogen dénonce une politique de l’Union européenne qui choisit de « refouler les gens par la force ou de les laisser à leur sort », faisant des noyades « un choix politique de la part des États membres ».

Le réseau d’ONG, qui se présente également comme le « Centre national de coopération au développement », en a ainsi appelé à la secrétaire d’État belge à l’Asile et à la Migration, Nicole de Moor (CD&V), dont le bilan quand à la maîtrise des flux migratoires en Belgique est catastrophique. À noter que la Belgique assumera la présidence du Conseil de l’Union européenne en 2024. Et l’immigration en sera un thème central, notamment lors des négociations sur un nouveau Pacte européen sur l’asile et la migration.

« Il est hallucinant que les refoulements soient encore illégaux »

Aussi, malgré un nombre de demandeurs d’asile en hausse de 40 % en 2022 en Belgique et des structures d’accueil totalement saturées, le Centre national de coopération au développement, au nom des plus de 70 ONG qu’il représente, a demandé, par la voix d’Els Hertogen, à ce qui est censé servir de gouvernement belge que sa politique migratoire « ne soit pas axée sur les barbelés et la surveillance, mais bien sur les droits de l’homme fondamentaux et, par conséquent, sur les vies humaines ».

En résumé, non contente d’être une faillite financière pour l’État, la politique migratoire de la Belgique, très généreuse à l’égard des clandestins, contribue à son échelle à encourager les candidats à l’immigration illégale depuis l’extérieur de l’UE. Mais les ONG belges pro-migrants estiment qu’il faut aller toujours plus loin dans cette impasse…

Toutefois, les gesticulations d’une minorité d’activistes pro-immigration ne parviennent pas à masquer une tendance de fond : les États membres de l’Union européenne ont de plus en plus recours aux refoulements pour stopper le flux croissant de migrants en Europe.

À ce sujet, Tom Vandendriessche, député européen du Vlaams Belang, a déclaré qu’il était » hallucinant que les refoulements soient encore illégaux, alors qu’ils offrent une solution pragmatique contre l’immigration massive incontrôlée ». Avant d’ajouter que « L’Europe [devait] créer un cadre juridique clair pour les refoulements ».

refoulements

Tom Vandendriessche, député européen du Vlaams Belang. Source : palnws.be

Quant à la Hongrie, pays ayant adopté plusieurs lois pendant et après la crise des migrants de 2015 pour empêcher les clandestins d’entrer sur son sol et donc dans l’UE, Tom Vandendriessche estime que Budapest « a pris les devants pour assurer la sécurité de ses propres citoyens ». Selon lui, « les États membres doivent être en mesure d’appliquer des mesures de refoulement dans certains cas, sinon ils sont à la merci d’une invasion de demandeurs d’asile, qu’elle soit motivée ou non ».

L’immigration, un drame dont les responsables sont les immigrationnistes

Par ailleurs, après les tentatives de la Biélorussie en 2021 d’organiser une offensive migratoire contre les pays voisins membres de l’Union européenne, la Lituanie et la Pologne ont, depuis lors, déjà tenté de légaliser les refoulements de clandestins. L’occasion de rappeler également qu’à la frontière grecque, la Turquie avait, durant un temps, effectué un chantage migratoire.

Enfin, soulignons que l’UE a, pour sa part, aussi alloué un budget supplémentaire à la surveillance de ses frontières. Le budget de Frontex (Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes), est passé de 6 millions d’euros en 2005 à 754 millions en 2022. D’ici 2027, Frontex devrait disposer de 10 000 gardes-frontières.

Pour conclure, l’eurodéputé du Vlaams Belang pointe habilement du doigt les contradictions des ONG et des partis politiques pro-migrants européens. En effet, si ces derniers affirment que les refoulements violent la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH), Tom Vandendriessche  rappelle que « c’est précisément ce raisonnement qui conduit à une augmentation de la traite des êtres humains et qui permet d’envoyer les migrants dans l’océan sur des petites embarcations au péril de leur vie ».

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2023, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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3 réponses à “Immigration. Plus de 200 000 refoulements aux frontières de l’UE en 2022 ? Le Vlaams Belang demande leur légalisation !”

  1. Pschitt dit :

    On peut appliquer l’étiquette « droits de l’homme » à tout et n’importe quoi. Il suffit d’un peu d’imagination puisque le « droit » est une construction intellectuelle. Ceux qui considèrent comme un « droit » pour un homme d’envahir le territoire d’autres hommes sont carrément tordus. Les refoulements et les expulsions sont le seul moyen de mettre fin à l’immigration incontrôlée : les refoulés et les expulsés sont autant de « clients mécontents » qui dénoncent les profiteurs de l’immigration, organisateurs de filières très lucratives… et très mortelles. Pour sauver des vies, il faut refouler !

  2. domper catalan français dit :

    Comme en médecine, on soigne la cause et non la conséquence……l’ Australie a dissuadé les migrants de tenter une traversée perdue d’ avance, la Hongrie protège son sol et sa Nation mais l’ UE est toujours axée sur l’  » Open Bar  » harcelée par les ONG et autres associations bien pensantes puisque les migrants sont  » une chance pour nous  » ! Rien sur les gangs nigériens, les trafics de drogue, la prostitution forcée etc….J’avais pourtant l’impression qu’avant l’immigration massive on vivait très bien mais comme dirait un ministre ce devait juste être un  » sentiment  » !d

  3. Phil dit :

    Attention il y a une confusion dans le titre.
    Le Vlaams demande la légalisation des refoulements, pas la légalisation des clandestins. Car c’est ce que j’ai compris à la lecture du titre.

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